Théologie du corps
J’ai vécu un we bouleversant. C’est le moins qu’on puisse dire.
FORUM SUR LA THEOLOGIE DU CORPS
C’est fou d’apprendre le sens de la vie à cet âge là.
Moi, Léon, je prenais la vie pour acquise. J’avais adopté cette mentalité d’assoiffé qui me guidait chaque jour, et je prenais cette vie pour un jeu constant de dominant – dominé. L’équilibre se jouait entre les gagnants qui pariaient leurs vies sur le fait d’être prêt à l’instant où il s’agirait d’écraser l’autre et les perdants qui, sans trop de convictions laissait filer leurs vies entre les doigts, esclaves de la société et de leurs conforts.
Mais hier, j’ai participé avec ma fiancée à un we, nommé forum Wahou, qui m’a bouleversé. Alors je ne suis pas un grand sentimental, alors ni sanglot, ni révélation mystique par ce bouleversement, mais cette profonde compréhension d’un penchant caché de la vie que je suis appelé à vivre. Et cette idée tient dans un bouquin : La théologie du corps expliqué par St Jean Paul II.
Y allant avec des pieds de plomb, j’ai découvert qu’il existait un effort qui n’est pas placé en soi seul, et qui n’est donc pas voué à la frustration et à la déception. Car je vivais pleinement auparavant, mais je vivais dans cette hystérie de l’égoïsme. De l’effort pour être prêt et pour qu’au jour où il faille prouver, je puisse donner et gagner, en vue d’une gloire passagère qui contenterait mon égo.
Je sais alors maintenant, aveugle que je suis, que l’effort n’a de sens que lorsqu’il est don. C’est aussi simple que cela. Rien par la force et tout par l’amour, c’est ce que disait Saint François de Sales. La force devient ainsi le vecteur de l’amour et n’est plus placé comme un moyen de rédemption pour ma petite gloire. C’est tout une mentalité de vie à intégrer mais qui comble tellement, qui reste infinie et qui pousse toujours à se surpasser au quotidien mais sans la force mais pour l’Amour et le don de soi en vue du Royaume des Cieux.
C’est là que prend le sens de la vie : Le Don. Comme Dieu se donne pour son église, c’est là que prend le sens du célibat à cause du Royaume des Cieux et c’est là que le mari et l’épouse doivent créer un lieu commun, dans le don de la personne d’une manière gratuite et désintéressée.
Cette mentalité nous a été présenté dans le cadre d’une compréhension du corps et de la sexualité que l’Eglise nous appelle à vivre mais je pense que cette vision doit nous guider dans chacune de nos relations quotidiennes. Vivre d’une manière chaste, c’est à dire, regarder l’autre avec le regard de Dieu, voir en lui la merveille de Dieu, et ne pas chercher à s’emparer de l’autre mais bien à l’aimer et se donner à lui gratuitement .
