Le miel et le vinaigre
Aujourd’hui commence mes premières réflexions partagées et avec celles-ci je voudrais vous faire part de ce qui me traverse réellement. Alors je creuse au fond de moi même. Je ne suis pas bien fin dans mes raisonnements, pour la plupart scientifique (la faute à des études qui ne me corresponde pas), mais quand il s’agit de fouiller en soi, de remuer la vase que personne n’ose toucher, là, alors je peux être un bon client.
Et donc je fouillais pour trouver ce fameux « WHY ». Je suis presque ému en écrivant car c’est l’essence même de mon et de notre existence. Pourquoi mais aussi comment.
Pourquoi tu te lèves tous les matins ? Certains, par manque de dimensionnalités, se lèveront machinalement pour accomplir le maigre devoir qui leur est dû, celui qui est d’obéir à la société, au salariat, puis enfin une fois celui-ci acquis, ils ‘en iront eux, chercheur de dopamine, à la quête de plaisir futile sans aucune notion de grandeur, de trace laissée et de profondeur.
Vous l’aurez compris à mon ton taquin, je ne suis pas de ceux là. Je veux vivre pour une raison et qu’à la veille de ma mort, je me vois non pas forcément à l’arrivée mais en mouvement.
Et je crois en l’éternité promise par Jésus Christ donc pour moi cette notion de trace laissée, de transmission (le scoutisme en a toujours été l’un des exemples les plus concrets pour moi), et de verticalité ont un sens profondément ancrés.
Alors au delà de ces belles paroles et de la bonne conduite selon la doctrine de l’Eglise catholique et les enseignements de Jésus Christ il nous faut nous challenger toujours. Et je crois que si je devais résumer mon leitmotiv, c’est de vivre par passion et par souffrance. Le miel et le vinaigre.
Je veux vivre cette vie passionnément, avec ma future femme, avec ma famille et surtout avec ma foi. Etre fou de Dieu, rempli d’esprit de sainteté, et habité par ma bonne conduite en famille.
Mais pour tout ça et j’ai mis du temps à le comprendre, il faut passer par du challenge. Constant. Ne jamais se satisfaire de notre médiocrité, toujours saisir l’opportunité de donner, d’apprendre plus. Et cela n’est pas aisé. L’homme veut se protéger. Il faut le sortir de cette zone. Initialement, je suis un fainéant qui a trop mangé au fruit de la création et qui s’est assagi. Mais j’ai dû comprendre par soif de changement, qu’il fallait souffrir. Qu’il fallait changer, et le changement indique du mouvement, de l’insécurité, et donc de la souffrance.
Donc si je devais résumer ce que je souhaite vivre sur ces quelques années fondatrices de ma vie, je dirais donc ceci. Faites moi vivre de bonheur et de remise en question. Je redévelopperai surement ce rapport au don et au sacrifice car il me parle bien.
Mais je vous laisse avec cette prière du marin qui rejoins parfaitement mes aspirations :
« Donnez moi Seigneur,
Donnez moi ce qui vous reste.
Donnez moi ce que l’on ne vous demande jamais.
Donnez moi le risque et l’inquiétude,
Donnez moi le vent, la pluie et la tempête.
Mais donnez les moi, Seigneur, définitivement,
Car je n’aurais pas toujours le courage de bous les demander.
Amen. »
Prière du Marin
Schuss,
Je vous embrasse public imaginaire,
Léon.
